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 Practical Magic / Les Ensorceleuses par Alice Hoffman

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Carrie
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PostSubject: Practical Magic / Les Ensorceleuses par Alice Hoffman   Wed May 12, 2010 1:27 pm



Les Ensorceleuses - Practical Magic d'Alice Hoffman


Le livre vaut vraiment le coup d'être lu parce qu'il est vraiment mieux que le film. D'ailleurs le film c'est pas du tout la même histoire en fait O_o hormis les personnages principaux, le thème de la "magie pratique"

Quote :
Deux sœurs orphelines, Gillian et Sally Owen, sont élevées par leurs tantes, vieilles filles un peu sorcières, dans leur maison de Magnolia Street.
A l'ombre du vieux porche ourlé de lierre, au milieu des meubles en merisier parfumé, les deux fillettes grandissent dans un univers enchanté, au gré des superstitions et des sorts improvisés par leurs parentes. Puis vient l'adolescence et les deux hirondelles se débarrassent du passé : Gillian la blonde s'enfuit en galante compagnie, et Sally la brune, par trop sérieuse, se marie. Elles se soustraient en apparence aux pouvoirs des femmes Owen, mais la magie rôde encore.
Et, lorsque des années plus tard Sally découvre une paire de couteaux croisés sur la table de la cuisine, elle en devine le présage. L'arrivée de sa sœur, avec sur les bras un bien encombrant bagage et à ses trousses une foule d'ennuis, confirme ses soupçons. Amants en cavale, enquêtes policières et nuits torrides forment l'ordinaire de ce cocktail épicé. Une comédie noire et ensorcelante portée à l'écran par Griffin Dunne avec Sandra Bullock et Nicole Kidman dans les rôles principaux.


Dans le roman, les personnages sont beaucoup plus approfondis et plus intéressants aussi. Cela se passe aussi sur beaucoup plus d'année et la "magie pratique", les superstitions, sont plus présententes aussi. Il n'y a pas les effets spéciaux du films et donc on entre beaucoup plus dans cet univers, proche de la nature finalement, des plantes et tout ça ^^

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Carrie
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PostSubject: Re: Practical Magic / Les Ensorceleuses par Alice Hoffman   Wed May 12, 2010 2:19 pm

Première Partie : Superstition

Cela faisait plus de 200 ans que les Dames Owens étaient tenues pour responsables de tout ce qu n'allait pas en ville. Un printemps maussade, du sang dans le lait des vaches, un poulain victime de coliques, un nouveau-né affligé d'une marque rouge sur la joue, vite on s'imaginait que le sort avait dû être un tantinet aidé par ces dames de Magnolia Street...Foudre, sauterelles ou noyades, c'était du pareil au même : peu importait qu'il existât une explication logique, scientifique ou que l'on ût parler de simple malchance. Au moindre problème, à la moindre adversité, tous pointaient un index accusateur. Il n'avait pas fallu longtemps aux braves gens pour se convaincre que, la nuit tombée, il n'était guère prudent de longer la maison des Owens ; seuls les voisins les plus insencés risquaient un coup d'oeil vers la cloture de fer forgé noir, lovée autour de la cours tel un serpent.

A l'intérieur de la maison, il n'y avait ni pendules ni miroirs et chaque porte était dotée de trois verrous. Les souris avaient éluent domicile sous le plancher et dans les murs, on en retrouvait souvent dans les tiroirs de la commodes où elles se régalaient des nappes brodées et des dentelles ourlant les napperons en lin. Les banquettes sous les fenêtres et les chambranles des cheminées avaient necessité quinze bois différents, entre autre du chêne doré, du frêne argenté et un merisier particulièrement parfumé qui fleurait le fruit mûr au plus fort de l'hivers, alors que les arbres n'étaient plus que de malheureuses perches noires. Si poussiéreux le reste de la maison fût-il, jamais les boiseries n'avaient besoin d'être astiquées : en lorgnant un peu vous pouviez vous admirer dans celles de la salle à manger ou de la rampe lorsque vous grimpiez l'escalier en courant. Il faisait sombre dans les pièces, même à midi, et il y faisait frais lors des grandes chaleurs de juillet. Quiconque était assez brave pour affronter le porche où le lierre s'en donnait à coeur joie pouvait passer des heures à essayer de regarder par les fenêtres, mais en vain, car les vitres, teintées en vert, étaient si vieilles, si épaisses, qu'au-delà tout paraissait un rêve, y compris le ciel et les arbres.

Les fillettes qui vivaient au grenier étaient soeurs, elles n'avaient que treize mois de différence. Jamais personne ne leur disait d'aller se coucher avant minuit, jamais personne ne les envoyait se brosser les dents. Jamais personne ne s'inquiétait de les voir porter des vêtements froissés ou cracher dans la rue. Toute leur enfances, ces petites filles eurent le droit de garder leurs chaussures pour dormir et de gribouiller avec des crayons noir sur les murs de leur chambre. Elles pouvaient boire du Dr Pepper glacé au petit déjeuné ou diner d'une tarte à la guimauve si tel était leur bon plaisir. Elles pouvaient grimper sur le toit, se percher à califourchon sur le faîte d'ardoise en se penchant le plus possible a arrière pour guetter la première étoile. Elles passaient là-haut les nuits venteuses de mars ou les moites soirées d'Aoüt, à chuchoter, à discuter pour savoir si le plus petit des plus petits de leurs voeux avait une chance de se réaliser un jour...

Les fillettes étaient élevées par leurs tantes ; celles-ci, même si par moment elles en avaient eu grande envie, n'avaient pas pu leur fermer la porte au nez. Que voulez-vous, il s'agissait d'orphelines dont les parents, tourtereaux insouciants, n'avaient pas remarqué la fumée émanant des murs du bungalow où ils étaient allés passer ine seconde lune de miel après avoir laissé les enfants aux soins d'une baby-sitter. Rien d'étonnant à ce que les soeurs partagent toujours le même lit par temps d'orage : elles avaient une peur bleue du tonnerre et ne parlaient plus que par murmures sitôt que le ciel commençait à gronder. Enfin endormies dans les bras l'une de l'autre, elles faisaient souvent le même rêve. Il arrivait même à l'une de finir les phrases de l'autre ; sans se tromper, n'importe quel jour, l'une pouvait fermer les yeux et dire ce que l'autre désirait pour dessert.

Bien qu'elles fussent très proches, les deux soeurs étaient complètement différentes tant par leur apparence que par leur tempérament. Si ce n'étaient leurs beaux yeux gris, apanages des femmes Owens, personne n'aurait jamais soupçonné qu'elles étaient soeurs. Gillian avait les cheveux blonds, Sally les cheveux aussi noir que la fourrure de ces chats malappris que les tantes laissaient rôder dans le jardin ou tirailler les rideaux du petit salon. Gillian était paresseuse, elle aimait dormir jusqu'à midi. Elle éconimisait son argent de poche et payait Sally pour faire ses devoirs de maths et repasser ses belles robes. Vautrée sur le sol bien frais de la cave, ravie de contempler Sally qui époustait les étagères qur lesquelles les tantes rangeaient pickles et confitures, elle buvait des bouteilles de Yoo-Hoo et savourait des Hershey Bars toutes gluantes. Gillian adoraot s'allonger au premier, devant la fenêtre, sur la banquette de velours bien capitonnée, encadrée de rideaux en damas ; dans un coin, un portrait de Maria Owens, l'ancêtre qui avait jadis fait construire la maison, ramassait la poussière. Par les après-midi d'été, on pouvait y trouver une Gillian si détendue, si indolente que, la prenatn pour un coussin, les mites atterrissaient sur elle et s'acharnaient à cribler de trou microscopiques ses tee-shirts et ses pantalons.

De 397 jours son ainée, Sally était aussi travailleuse que Gillian était oisive. Sans faits précis ni chiffres valables, impossible de la convaincre. Lorsque Gillian montrait du doigt une étoile filante, Sally ne manquait pas de lui rappeler que ce qui tombait vers la Terre n'étaient qu'un ramassis de vieux caillous échauffés par leur descente à travers l'atmosphère. Sally faisait partie de ces personnes qui ont la tête sur les épaules ; elle detestait la confusion et le desordre qui régnait de la cave au grenier chez les tantes, dans la vieille maison de Magnolia Street.

Depuis la classe de neuvième, Gillian était alors en dixième -, c'était Sally qui préparait les bons déjeunés, pâtés, haricots verts frais et soupes d'orges, mettant à profit les recettes des Joies de la Cuisine, ouvrage qu'elle avait réussi à introduire dans la maison. Chaque matin, elle prévoyait le repas qu'elles emporteraient en classe, empaquetant des sandwiches de pain complet à la dinde et à la tomate, ajoutant des morceaux de carottes et des biscuits aux flocons d'avoine, que Gillian s'empressait de jeter à la poubelle dès que Sally m'avait laissé dans sa salle de classe ; Gilliam préférait les hamburgers et les gâteaux au chocolat de la cafétéria de l'école et elle subtilisait assez de pièces dans les poches des manteaux de ses tantes pour s'offrir ce qui lui plaisait.

Nuit et Jour, c'est ainsi que les surnommaient les tantes, et même si les fillettes ne trouvaient pas cette petite plaisanterie le moins du monde amusante, toutes deux reconnaissaient son bien fondé, comprenant plus tôt que la plupart des soeurs, que la lune restera à jamais jalouse de la chaleur du jour, tout comme le soleil languira à jamais après l'obscurité. Chacune gardait bien les secrets de l'autre ; la main sur le coeur, chacune était prête à mourir si elle manquait à sa parole, même si le secret se résumait à une queue de chat malmenée ou à une digitale chipée dans le jardin des tantes...

Compte tenu de leurs différences, les soeurs auraient pu se chamailler ; en grandissant, elles auraient pu se jouer de méchants tours et s'éloigner l'une de l'autre, mais encore aurait-il fallu qu'elles aient des amis, les autres enfants les évitaient. Personne ne se serait risqué à jouer avec elles ; qui plus est, la plupart de leurs camarades récitaient tout bas une petite prière sitôt que Sally et Gillian approchaient, histoire de se protéger, qui sait... Les plus hardis et les plus fous des garçons suivaient les deux soeurs à l'école, tout en veillant à garder leurs distances afin de faire un rapide demi-tour si besoin était. Dieu sait si ces garnements s'entendaient à lancer des pommes et les cailloux sur elles, mais cependant même les meilleurs de l'équipe de football n'arrivaient jamais à atteindre les filles Owens. cailloux et pommes atterrissaient invariablement aux pieds des deux soeurs.

Pour Sally et Gillian, les jours n'étaient qu'un chapelet de petites mortifications : aucun enfant n'aurait accepté de se servir d'un crayon que venait de toucher l'une des soeurs Owens. A la cafétéria ou aux assemblées de l'école, personne n'aurait voulu s'assoir à côté d'elles. Certaines camarades poussaient un véritable hurlement si, en entrant dans les toilettes pour un pressant besoin ou pour délier sa langue, elles se retrouvaient nez à nez avec l'une des soeurs. Jamais ni Sally ni Gillian ne fut selectionnée pour une équipe sportive, meme si, à la course à pieds, Gillian était la meilleure de la ville, même si elle pouvait expédier une balle de base-ball par dessus le toit de l'école, jusqu'à Endicott Street. Jamais elle n'étaient invitées chez des camarades ni des réunions de Jeanettes, jamais on ne leur propsait de jouer à la marelle ni de grimper aux arbres.

"Qu'ils aillent au Diable" disait Gillian retroussant son joli nez, pendant que les garçons faisaient des bruits de petits démons, à vous donner le frissons quand les soeurs les croissaient dans les couloirs de l'école en se rendant au cours de musique ou de dessin."Grand bien leur fasse. Attends et tu verras. Un jour, c'est eux qui viendront nous supplier de les inviter, et c'est nous qui nous moqueront d'eux."

Parfois quand elle était particulièrement de mauvaise humeur, Gillian se retournait d'un coup et hurlait à la figure d'un garnement "Hou !". ca ne ratait pas : il en mouillait sa culotte et se retrouvait bien plus humilié que Gillian ne l'avait jamais été... Sally, elle, n'avait pas le coeur de riposter. Elle se contentait de porter des vêtements sombres, évitait de se faire remarquer. En classe elle faisait la nigaude, jamais elle ne levait le doigt. A force de tant et si bien déguiser sa vraie nature, elle en venait à douter de ses propres capacitées. Elle était devenue aussi silencieuse qu'une souris. Quand par un hasard elle ouvrait la bouche, elle parvenait tout juste à glapir la mauvaise réponse. Elle ne s'asseyait plus qu'au fond de la classe, les lèvres vérouillées.

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Last edited by Carrie on Thu May 13, 2010 3:06 am; edited 5 times in total
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PostSubject: Re: Practical Magic / Les Ensorceleuses par Alice Hoffman   Wed May 12, 2010 4:30 pm

Carrie wrote:

Le livre vaut vraiment le coup d'être lu parce qu'il est vraiment mieux que le film. D'ailleurs le film c'est pas du tout la même histoire en fait O_o hormis les personnages principaux, le thème de la "magie pratique"


c'est intéressant à savoir , j'ai bien envie de le lire et py comme t'as posté le début , ca m'a l'air bien écrit et intriguant. Py bon les figures des soeurs ça m'a toujours touché plus personnellement.
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PostSubject: Re: Practical Magic / Les Ensorceleuses par Alice Hoffman   Wed May 12, 2010 10:03 pm

J'ai du sortir cet aprèm, mais jvais continuer de vous taper la suite ^^

C'est pas évident d'avoir un avis sur un livre sans extraits. Faut voir un peu le style d'écriture et tout. Mais bon sur Amazon, t'as carrément des livres sans résumés alors ça c'est encore la meilleure O_o

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PostSubject: Re: Practical Magic / Les Ensorceleuses par Alice Hoffman   Today at 4:52 am

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